Nouvelle réglementation de la Pêche de Loisir en Méditerranée
Opposition au projet d'arrêté interdisant les captures de thons germon et d'espadons en méditerranée
Découvrez pourquoi le COPERE s’oppose à l’interdiction de capture dans le cadre de la pêche récréative du thon germon et de l’espadon en Méditerranée.

Contexte et Opposition du COPERE
Le COPERE exprime sa ferme opposition au projet d’arrêté qui vise à interdire la conservation du thon germon (Thunnus alalunga) et de l’espadon (Xiphias gladius) en Méditerranée en pêche récréative.
Cette mesure, présentée comme une réponse à des obligations internationales et à l’état des stocks halieutiques, masque en réalité une politique de gestion de la ressource volontairement discriminatoire et arbitraire, fondée sur une exclusion injustifiée des pêcheurs récréatifs au profit exclusif des intérêts des pêcheries professionnelles.
- Une mesure disproportionnée, sans fondement scientifique appliqué uniquement à la pêche de loisir
Aucun élément contenu dans les recommandations de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) ne désigne la pêche de loisir comme un facteur significatif de la surexploitation du thon germon ou de l’espadon en Méditerranée. La CICTA évoque la nécessité de ne pas augmenter l’effort de pêche global, sans cibler spécifiquement la pêche récréative, dont les prélèvements sont marginaux.
Il est donc injustifiable d’imposer un moratoire absolu à la pêche de loisir sur ces espèces, alors même que :
- les captures des pêcheurs plaisanciers sont faibles et souvent relâchées volontairement ;
- les pêcheurs récréatifs ne commercialisent pas leurs captures ;
- aucune étude scientifique spécifique n’a été produite pour évaluer l’impact réel de la pêche récréative sur les stocks de thon germon ou d’espadon.
Le COPERE rappelle que l’article 17 du règlement (UE) n°1380/2013 sur la politique commune de la pêche impose que les critères d’attribution des possibilités de pêche soient objectifs, transparents et non discriminatoires, tenant compte notamment de l’impact sur l’environnement et des contributions sociétales des différentes formes de pêche.
Le présent projet d’arrêté bafoue ces principes : il écarte sans raison les pêcheurs récréatifs, alors que leur impact est négligeable comparé à celui des flottes professionnelles, en particulier celles utilisant des engins non sélectifs.
- Une politique de confiscation de la ressource au profit d’un monopole professionnel
Le COPERE dénonce une tendance récurrente de l’administration française à instrumentaliser la gestion des quotas pour favoriser de manière exclusive les intérêts d’une minorité de navires professionnels, en excluant systématiquement les pêcheurs récréatifs de l’accès à la ressource.
Ce projet d’arrêté participe de cette logique :
- il consacre la mainmise des professionnels sur l’intégralité des quotas de capture de thon germon et d’espadon en Méditerranée au détriment du citoyen;
- il refuse tout mécanisme équitable de partage de la ressource halieutique entre les usagers de la mer ;
- il viole le principe d’équité d’accès à une ressource naturelle qui, en droit, n’appartient à personne.
En réalité, cette mesure s’inscrit dans une vision autoritaire de la gestion de la pêche, où les plaisanciers sont réduits au rôle de variables d’ajustement, sans que leurs pratiques, leur rôle dans l’observation scientifique ou leur attachement à la préservation de l’écosystème marin soient reconnus.
- Un texte arbitraire, sans évaluation d’impact, contraire aux principes de bonne administration
Ce projet d’arrêté :
- n’est précédé d’aucune étude d’impact spécifique sur la pêche récréative ;
- n’apporte aucune justification quantifiée sur la part réelle des prélèvements récréatifs dans les captures totales de thon germon ou d’espadon ;
- repose sur des hypothèses générales et non démontrées, contraires à l’exigence de proportionnalité imposée par le droit administratif français et européen.
L’interdiction générale de pêche, même avec remise à l’eau ou déclaration, constitue une mesure non nécessaire et manifestement excessive au regard de la faiblesse du phénomène qu’elle prétend réguler.
Le Conseil d’État a déjà annulé des mesures similaires dans d’autres cas (CE, 22 juillet 2020, Association Nationale des Pêcheurs Plaisanciers et Sportifs, n°424322) pour absence d’objectivité et de proportionnalité dans la répartition de la ressource.
- Une atteinte grave aux libertés et aux droits collectifs des usagers de la mer
Les pêcheurs récréatifs ont contribué pendant des années à la connaissance des stocks via la déclaration volontaire, le marquage scientifique et les partenariats avec l’Ifremer. Cette communauté est injustement punie, sans dialogue ni considération, par un arrêté qui criminalise de fait leur pratique.
Le formulaire CERFA imposé pour les captures accidentelles ajoute à l’absurdité bureaucratique d’une réglementation inapplicable dans la réalité des sorties en mer.
La présente consultation publique, très peu médiatisée, intervient en outre à une période où les pêcheurs sont peu disponibles pour s’organiser et répondre (fin mai), ce qui limite de fait l’exercice démocratique prévu par l’article L123-19-1 du Code de l’environnement.
En résumé :
Le COPERE dénonce une consultation publique biaisée, opaque et manifestement expéditive, ouverte en période creuse sans communication réelle auprès des premiers concernés, les pêcheurs plaisanciers.
Cette consultation porte sur un texte profondément inéquitable qui :
- interdit sans fondement scientifique la pêche de loisir du thon germon et de l’espadon en Méditerranée ;
- n’apporte aucune justification chiffrée sur l’impact de la pêche récréative ;
- viole le principe de répartition objective, équitable et transparente des ressources prévu par le droit européen (règlement (UE) 1380/2013) ;
- instaure une politique de confiscation des quotas au profit exclusif de la pêche professionnelle, sans partage ni concertation ;
- constitue une mesure discriminatoire, disproportionnée et contraire aux principes de bonne administration publique.
Le COPERE appelle à la retrait immédiat de ce projet d’arrêté et à l’ouverture d’un dialogue structuré avec les représentants des pêcheurs récréatifs pour définir des règles de gestion équilibrées, basées sur des données scientifiques et sur un véritable partage de la ressource.
PARTICIPEZ À LA CONSULTATION PUBLIQUE ET DÉNONÇONS ENSEMBLE CE PROJET ARBITRAIRE.
Pour participez, vous devez;
1 – Copier l’avis du COPERE à l’aide du bouton prévu à cet effet.
2 – Cliquer sur le bouton PARTICIPEZ
3 – En bas de la page de la consultation sur le site du ministère, cliquez sur « Déposez votre commentaire ».
4 – En titre, « Avis défavorable au projet d’arrêté réglementant la pêche de loisir du thon germon et de l’espadon en Méditerranée.
5 – Collez l’avis et au début remplacez les points par votre nom et prénom.
6 – Vous pouvez mettre le COPERE en copie de la participation. Pour cela copier et coller l’adresse mail suivante:
consultation-publique-thon-espadon-med@copere.fr
7 – Cliquez sur « Prévisualisation »
8 – Cliquez sur « Je commente » et c’est terminé
L’avis du COPERE
Je soussigné ……………………………., membre du COPERE, exprime ma ferme opposition au projet d’arrêté visant à interdire les captures de thon germon (Thunnus alalunga) et d’espadon (Xiphias gladius) en Méditerranée pour la pêche de loisir.
Cette mesure, présentée comme une réponse aux obligations internationales et à l’état des stocks halieutiques, masque en réalité une politique discriminatoire et arbitraire de gestion de la ressource, fondée sur une exclusion injustifiée des pêcheurs récréatifs au profit exclusif des intérêts des pêcheries professionnelles.
Je dénonce :
1 - Une mesure disproportionnée, sans fondement scientifique appliqué à la pêche de loisir
Aucun élément contenu dans les recommandations de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) ne désigne la pêche de loisir comme facteur significatif de la surexploitation du thon germon ou de l’espadon en Méditerranée.
2 - Une politique de confiscation de la ressource au profit d’un monopole professionnel
Comme le COPERE, je dénonce une tendance récurrente de l’administration française à instrumentaliser la gestion des quotas pour favoriser de manière exclusive les intérêts d’une minorité de navires professionnels, en excluant systématiquement les pêcheurs récréatifs de l’accès à la ressource.
3 - Un texte arbitraire, sans évaluation d’impact, contraire aux principes de bonne gestion.
Ce projet d’arrêté :
- n’est précédé d’aucune étude d’impact spécifique sur la pêche récréative;
- n’apporte aucune justification quantifiée sur la part réelle des prélèvements récréatifs dans les captures totales de thon germon ou d’espadon.
4 - Une atteinte grave aux libertés et aux droits collectifs des usagers de la mer
En interdisant l’accès à la ressource à une catégorie de citoyen, l’État Français se comporte comme le propriétaire de la ressource, au mépris du statut de la ressource (RES NULLIUS).
Ce projet d’exclusion du citoyen à la conservation d’une ressource n’appartenant à personne est une atteinte grave aux libertés individuelles et au principe d’égalité entre tous citoyens.
En résumé :
Je dénonce une consultation publique biaisée, opaque et manifestement expéditive, sans communication réelle auprès des premiers concernés, l’ensemble des pêcheurs récréatifs.
J’appelle au retrait immédiat de ce projet d’arrêté et à l’ouverture d’un dialogue structuré avec les représentants des pêcheurs récréatifs dont le COPERE fait partie, pour définir des règles de gestion équilibrées, basées sur des données scientifiques et sur un véritable partage de la ressource halieutique.
Questions Fréquemment Posées
Pourquoi cet arrêté est-il proposé ?
L’arrêté est proposé en réponse aux obligations internationales concernant la gestion des stocks halieutiques, mais il est perçu comme une mesure injuste par les pêcheurs récréatifs.
Quels sont les impacts pour les pêcheurs récréatifs ?
Les pêcheurs récréatifs sont une fois de plus exclus des possibles captures d’une ressource au profit exclusif des pêcheries professionnelles.
Comment le COPERE réagit-il à cet arrêté ?
Le COPERE s’oppose fermement à l’arrêté et travaille activement à la préparation d’un recours devant le tribunal administratif et le conseil constitutionnel.
Que puis-je faire pour soutenir le COPERE ?
Vous pouvez participer à la consultation publique, alerter tous vos amis pêcheurs de participer aussi et soutenir financièrement l’ADIC dans ses recours.
Cet arrêté est-il définitif ?
Non, il est encore en phase de proposition et nous avons l’opportunité de faire entendre notre voix avant qu’il ne soit finalisé.
Y a-t-il des alternatives à cet arrêté ?
Oui, le COPERE propose des solutions de gestion durable qui incluent les pêcheurs récréatifs tout en respectant les obligations internationales.
Comment cet arrêté affecte-t-il l'environnement ?
Bien que l’arrêté vise à protéger les stocks, il ne prend pas en compte les pratiques durables déjà adoptées par les pêcheurs récréatifs.
Comment puis-je rester informé des développements ?
En suivant l’actualité du COPERE sur sa page facebook ou ici sur le site.
Puis-je contacter les autorités pour exprimer mes préoccupations ?
Nous vous encourageons à interpeller les décideurs politiques pour exprimer votre opposition.
