L’absurdité des normes :

Après le thermostat connecté obligatoire, notre loisirs va-il être la prochaine victime des technocrates de l’Europe ?

Quelques jours seulement après la polémique du thermostat connecté, discrètement enterrée par notre gouvernement, une nouvelle norme s’apprête à nouveau à frapper en début d’année prochaine.
Et cette fois c’est l’un des loisirs les plus populaires de France qui est visé.
Pourtant, cette norme a été massivement contestée lors de sa consultation publique, l’unique mécanisme démocratique prévu par le Code de l’environnement pour permettre aux citoyens de participer à l’élaboration de la loi.
Autrement dit, avant même sa mise en œuvre, la norme est déjà juridiquement fragilisée.

La norme - Mais où est donc passée la démocratie
Lorsque les avis du public sont systématiquement ignorés, que reste-t-il du débat citoyen ?

Sommes-nous encore dans un pays libre, ou dans un territoire où les normes venues de Bruxelles s’appliquent sans discernement, sans débat ni fondement scientifique ?

Un constat inquiétant : la norme pour la norme

Le thermostat n’est pas un cas isolé mais il est révélateur d’une mécanique implacable.
L’Europe semble vouloir tout normer jusqu’à l’absurde et l’excès.

Et les exemples s’accumulent. Normer la dimension de la boite du Camembert plutôt que la qualité de son contenu. Normer le thermostat connecté avant même de s’assurer que chacun aura encore les moyens de se chauffer. Et maintenant, vouloir normer un loisir pratiqué par des millions de citoyens. Une activité populaire, culturelle, familiale et dont l’impact est dérisoire comparé aux pressions industrielles bien connues et documentées.

Il y a soixante ans, Georges Pompidou avertissait :
« Arrêtez donc d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays ! On en crève ! »
Que dirait-il aujourd’hui, face à cette frénésie normative ?

L’Europe a-t-elle vocation à tout normer ? Telle est la question.

Et surtout, pourquoi vouloir normer la pêche de loisir ? Au nom de quels intérêts ?

Une dérive qui menace toutes nos libertés individuelles

À force de vouloir tout encadrer, tout contrôler, tout réglementer, la norme devient un outil de contrainte et non plus de protection.
Après les thermostats, après les loisirs, que normera-t-on demain ?
Respirer ? Dormir ? Se déplacer ?
Faudra-t-il désormais une directive pour vivre tout simplement?
Pendant que certains élus dénoncent le “mille-feuille normatif”, leurs coûts démesurés, ils demeurent silencieux lorsqu’une application va contrôler les faits et gestes de milliers de citoyens pratiquant un loisir ancré dans notre culture pourtant déjà extrêmement réglementés.

Un débat qui dépasse largement la pêche de loisir

Le COPERE alerte sur un sujet qui n’est pas corporatiste.

Il s’agit au contraire un enjeu démocratique majeur.

Derrière cette nouvelle norme se cache une mécanique déjà utilisée pour imposer des réglementations contestées, parfois même contraires aux données scientifiques réelles comme pour l’anguille, le thon rouge, le lieu jaune, le thon germon… La liste est longue.

Au cœur du problème, des normes qui prétendent protéger mais qui reposent sur des bases scientifiques inexistantes ou tronquées.

Quand la norme devient absurde, la contestation devient un devoir

La France ne peut pas accepter qu’une mesure rejetée par ses citoyens devienne malgré tout obligatoire.
Elle ne peut pas accepter non plus que ses loisirs soient réglementés au nom de lobbys ou d’agendas politiques opaques.

Il est temps que les médias ouvrent ce débat.
Il en va de nos libertés, de notre démocratie, et du peu la confiance que les citoyens accordent encore à leurs institutions.