ALERTE CONSULTATION PUBLIQUE MERLU

Un nouveau projet d’arrêté vient d’être mis en consultation publique par le ministère de la mer concernant la pêche professionnelle du merlu en Méditerranée.

Officiellement, il s’agit de « protéger le merlu » de la surpêche dénoncée par les avis scientifiques.
Officieusement, c’est une supercherie de plus, destinée à contourner la règle.

Une fois de plus, aucune étude scientifique n’est fournie pour justifier la décision de la directrice des pêches à Paris.

La zone annoncée comme devant être temporairement fermée à la pêche ne le sera jamais.

Un petit arrangement entre copains où chacun à son tour ira prélever sa part de quota à tous les stades de vie de cette espèce menacée.

Ce n’est nullement une mesure de protection.

C’est un contournement des règles comme seule notre administration des pêches sait si bien le faire pour ses lobbys.

Ne nous y trompons pas, si ce n’est pas suffisant, ils interdiront ensuite la pêche pour le loisir comme ils ont su le faire pour l’espadon et le thon germon.
A bon entendeur…

Pourquoi devons-nous nous mobiliser ?

Il en va de la défense de la biodiversité. Si personne ne réagit, ce type de mesures va se multiplier, sans base scientifique, sans cohérence, mais toujours au détriment de la pêche récréative.

Nous pouvons agir.

la consultation publique est ouverte. Déposer un nombre important d’avis nous permettra ensuite d’attaquer l’arrêté. il en va de la survie de la pêche de loisir dans ce bras de fer avec l’administration des pêches.

Plus les contributions seront nombreuses et argumentées, plus la question de la pêche de loisir sera prise au sérieux.

Voir le projet:

Participez à la Consultation Publique

La consultation publique est une étape cruciale où les pêcheurs peuvent exprimer leurs préoccupations concernant le projet de déclaration. Suivez ces étapes pour participer efficacement.

Etape 1

A l’aide du bouton situé en dessous,  » COPIEZ L’AVIS », copiez l’intégralité de l’avis.

Si le bouton coller ne fonctionne pas, vous pourrez trouver plus bas le texte et le coller manuellement.

Etape 2

Rendez vous à l’adresse de la consultation publique en cliquant sur le bouton au dessous « Participez à la consultation publique ».

En bas de la page de la consultation, cliquez sur:  » Déposer votre commentaire »

Etape 3

En titre, inscrivez:
Avis défavorable

Etape 4

En commentaire, collez l’avis du COPERE en remplaçant au début de l’avis les points par votre nom et prénom. Cliquez sur « Prévisualisation » Puis sur « Je commente »
Je soussigné …...........................…, membre du Collectif des Pêcheurs Récréatifs - COPERE, formule un avis défavorable au projet d’arrêté soumis à consultation publique, en raison de ses insuffisances scientifiques, de ses incohérences techniques et de son inadéquation manifeste avec l’objectif affiché de protection du merlu (Merluccius merluccius).

Sur l’absence de fondement scientifique
Le projet d’arrêté se fonde sur une affirmation générale relative à la protection des différents stades de vie du merlu, sans qu’aucune référence explicite à une étude scientifique ou à une expertise (Ifremer, CGPM, CIEM, STECF) ne soit produite. Une telle carence est d’autant plus problématique que la mesure constitue une restriction significative de l’activité de pêche.

En l’absence de données objectivées, spatialisées et temporellement justifiées, le projet apparaît entaché d’un défaut de motivation scientifique de nature à en affecter la légalité.

Sur la contradiction entre l’objectif et le dispositif
La fermeture dite « spatio-temporelle » ne s’applique pas simultanément à l’ensemble de la flotte, mais de manière différenciée selon les navires, chacun étant soumis à une période distincte entre avril et septembre.
Il en résulte que la zone des isobathes 100 à 500 mètres n’est jamais réellement fermée, demeurant en permanence accessible à une partie des navires. Cette situation exclut toute réduction effective de la pression de pêche.
La mesure doit ainsi être analysée comme un simple mécanisme de répartition de l’effort de pêche dans le temps, et non comme une fermeture au sens biologique.

Sur l’inefficacité au regard des connaissances scientifiques
Les connaissances scientifiques établissent que les juvéniles occupent le plateau continental, tandis que les adultes et reproducteurs se répartissent notamment entre 100 et 500 mètres. Les mesures reconnues comme efficaces reposent sur des fermetures strictes de zones sensibles ou sur des fermetures temporelles synchronisées.
Aucun corpus scientifique ne préconise des fermetures individualisées et décalées dans le temps, lesquelles ne permettent ni de réduire significativement la mortalité du stock, ni d’assurer un repos écologique des habitats, ni de protéger les périodes de reproduction de manière cohérente.

Sur l’absence de cohérence globale
Le projet ne traite ni la sélectivité des engins, ni la protection effective des zones de nourricerie, ni la réduction globale de l’effort de pêche, pourtant identifiées comme des leviers essentiels. La mesure apparaît ainsi comme un dispositif administratif de répartition de la contrainte plutôt qu’une véritable mesure de conservation.

En conclusion
Le COPERE et moi-même considérons que le projet est entaché d’un défaut de base scientifique, d’une erreur manifeste d’appréciation et d’une incohérence entre l’objectif affiché et les moyens retenus.
En conséquence, je demande son retrait en l’état ou, à défaut, sa révision sur la base d’une expertise scientifique transparente et motivée.

L’avis du COPERE à copier manuellement

Je soussigné ……………………………, membre du Collectif des Pêcheurs Récréatifs – COPERE, formule un avis défavorable au projet d’arrêté soumis à consultation publique, en raison de ses insuffisances scientifiques, de ses incohérences techniques et de son inadéquation manifeste avec l’objectif affiché de protection du merlu (Merluccius merluccius).

  1. Sur l’absence de fondement scientifique

Le projet d’arrêté se fonde sur une affirmation générale relative à la protection des différents stades de vie du merlu, sans qu’aucune référence explicite à une étude scientifique ou à une expertise (Ifremer, CGPM, CIEM, STECF) ne soit produite. Une telle carence est d’autant plus problématique que la mesure constitue une restriction significative de l’activité de pêche.

En l’absence de données objectivées, spatialisées et temporellement justifiées, le projet apparaît entaché d’un défaut de motivation scientifique de nature à en affecter la légalité.

  1. Sur la contradiction entre l’objectif et le dispositif

La fermeture dite « spatio-temporelle » ne s’applique pas simultanément à l’ensemble de la flotte, mais de manière différenciée selon les navires, chacun étant soumis à une période distincte entre avril et septembre.

Il en résulte que la zone des isobathes 100 à 500 mètres n’est jamais réellement fermée, demeurant en permanence accessible à une partie des navires. Cette situation exclut toute réduction effective de la pression de pêche.

La mesure doit ainsi être analysée comme un simple mécanisme de répartition de l’effort de pêche dans le temps, et non comme une fermeture au sens biologique.

  1. Sur l’inefficacité au regard des connaissances scientifiques

Les connaissances scientifiques établissent que les juvéniles occupent le plateau continental, tandis que les adultes et reproducteurs se répartissent notamment entre 100 et 500 mètres. Les mesures reconnues comme efficaces reposent sur des fermetures strictes de zones sensibles ou sur des fermetures temporelles synchronisées.

Aucun corpus scientifique ne préconise des fermetures individualisées et décalées dans le temps, lesquelles ne permettent ni de réduire significativement la mortalité du stock, ni d’assurer un repos écologique des habitats, ni de protéger les périodes de reproduction de manière cohérente.

  1. Sur l’absence de cohérence globale

Le projet ne traite ni la sélectivité des engins, ni la protection effective des zones de nourricerie, ni la réduction globale de l’effort de pêche, pourtant identifiées comme des leviers essentiels. La mesure apparaît ainsi comme un dispositif administratif de répartition de la contrainte plutôt qu’une véritable mesure de conservation.

En conclusion

Le COPERE et moi-même considèrons que le projet est entaché d’un défaut de base scientifique, d’une erreur manifeste d’appréciation et d’une incohérence entre l’objectif affiché et les moyens retenus.

En conséquence, je demande son retrait en l’état ou, à défaut, sa révision sur la base d’une expertise scientifique transparente et motivée.