CONSULTATION PUBLIQUE : Protégeons Nos Écosystèmes
Opposons-nous à la stigmatisation du silure par la pêche professionnelle
Découvrez pourquoi il est crucial de réévaluer les véritables causes du déclin des poissons migrateurs et de défendre une approche écologique équilibrée.
Un Projet Controversé
Ce projet expérimental vise à transférer la responsabilité de la pêche professionnelle sur le silure, qui est accusé d’être le principal responsable de la diminution des poissons migrateurs. Cependant, des études récentes démontrent que d’autres facteurs, tels que la pêche professionnelle ont un impact écologique bien plus significatif. Ce projet permettrait aux pêcheurs professionnels d’exploiter de encore d’accentuer les prises accidentelles et de nuire davantage à l’écosystème aquatique.
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Arguments Contre le Projet
Le projet d’arrêté autorisant à titre expérimental l’usage du verveux barrière pour la capture ciblée du silure soulève de nombreuses inquiétudes et doit être fermement dénoncé. Sous couvert d’une régulation prétendument écologique, cette initiative traduit surtout une volonté de détourner l’attention des véritables pressions pesant sur les espèces migratrices, et d’ouvrir subrepticement la voie à une intensification de la pêche professionnelle dans les zones sensibles des estuaires et de la bande littorale.
Un déficit criant de transparence
Tout d’abord, il est inadmissible qu’un projet introduisant un engin de pêche inédit dans des milieux aquatiques fragiles ne s’accompagne d’aucune étude d’impact environnemental préalable. La consultation publique est muette sur les conséquences potentielles de cette expérimentation sur les habitats, les espèces non cibles, ou encore la dynamique écologique des estuaires. Dans un contexte où l’Union européenne impose une approche de précaution renforcée pour toute activité susceptible d’affecter l’environnement, cette opacité est inacceptable.
Un risque réel pour les poissons migrateurs
Malgré les précautions affichées, l’introduction du verveux barrière constitue une menace tangible pour les poissons migrateurs déjà en situation critique — saumons, aloses, lamproies — que le Plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI) cherche précisément à protéger. La période expérimentale, du 1er juin au 31 décembre, coïncide avec des phases de migration importantes. Même équipé d’un dispositif de fuite, le verveux reste un piège potentiellement mortel pour ces espèces fragiles, sans parler du stress et des perturbations induits.
Une augmentation déguisée de l’effort de pêche
La possibilité offerte à huit pêcheurs professionnels d’installer jusqu’à trois engins chacun représente une augmentation nette de l’effort de pêche dans les zones ciblées. L’argument de l’expérimentation ne saurait dissimuler la réalité : il s’agit d’une dérive vers une intensification de la pression halieutique sous couvert de régulation. Cette logique va à rebours des engagements pris dans le cadre du PLAGEPOMI, qui vise à réduire les captures accidentelles, et non à les maquiller dans des protocoles opportunistes.
Un protocole scientifique illusoire
Le suivi des résultats repose entièrement sur les déclarations des pêcheurs, sans encadrement scientifique indépendant ni protocole de validation rigoureux. Une telle méthode ne garantit ni la fiabilité, ni la transparence, ni la reproductibilité des données. Il est illusoire de prétendre tirer des enseignements solides d’un dispositif fondé sur l’autocontrôle d’acteurs ayant un intérêt direct à la réussite de l’expérimentation.
Un bouc émissaire écologique
Enfin, cette opération masque un objectif économique : faire du silure une ressource commerciale au prétexte de sa régulation. Cette rhétorique occulte les impacts bien plus significatifs des engins dormants professionnels sur les espèces migratrices et sur l’équilibre écologique des estuaires. Blâmer le silure pour la disparition des migrateurs relève d’un raccourci dangereux, scientifiquement infondé et politiquement opportuniste.
Face à ces dérives, la consultation publique ne peut être qu’un alibi. Nous demandons son retrait immédiat et l’abandon de ce projet, qui menace à la fois la biodiversité et l’intégrité des politiques de protection environnementale.

